Bestiaire en raku (3)

Une journée de cuisson raku, début février, pour clore le premier semestre à l’atelier. Journée de fête autour du feu, comme toujours.

Une poule (ou un oiseau ?), d’après le céramiste Roger Capron

Commencée à l’atelier, terminée à la maison.
J’y ai passé… un certain nombre d’heures.
D’abord, deux disques moulés sur des coupes, puis collés l’un à l’autre le long de leur circonférence, pour former le volume central.
Ensuite, à partir de gabarits en carton, découpe de la tête et des plumes (deux fois chacune). Ces formes ont ensuite été collées ensemble deux à deux, avec un creux à l’intérieur (bourré d’un peu de papier ménager) pour donner du volume.
Enfin, tête et plume ont été collées au corps. C’est l’étape qui m’a pris le plus de temps, j’ai particulièrement soigné les « soudures », pour minimiser le risque de casse à la cuisson.

C’est toujours la même excitation de découvrir, après nettoyage, les craquelures et dessins qui se sont formés à l’enfumage.

Il me reste à bricoler un socle (en terre ou en bois). Celui de la photo est le support d’un poisson fait en 2016 (ici).

Sophie la girafe

Il s’agissait de réaliser un objet-animal utilitaire.
Je n’ai pas osé faire trop compliqué, juste un pot cylindrique.

A la cuisson raku, il s’est formé diverses grosses fissures, et quand j’ai saisi mon objet refroidi, j’ai eu deux morceaux en main : le pot d’une part, le cou et la tête de la girafe d’autre part. Heureusement, la cassure était bien nette, et j’ai recollé les deux parties à la super-glue.
Je pensais utiliser mon pot-girafe pour ranger des ustensiles de  cuisine. Mais comme il reste assez fragile, je préfère éviter de fréquentes manipulations. Ce sera donc un porte-plante. Je la trouve assez rigolote, cette girafe qui émerge parmi de grandes feuilles vertes de sansévéria.

Pour finir, un poisson

Une séance a été consacrée à la réalisation de poissons fantaisistes, qui seront installés dans la petite rivière qui traverse le Jardin des Faïenciers, à l’occasion d’une animation au mois de juin.

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Pêle-mêle

Des cousettes…

Une pochette offerte à Noël

Cotons imprimés et passepoil couleur cuivre de mon stock.

Encore des pyjamas pour Malo et Maël

Toujours d’après les mêmes patrons, ce qui rend la réalisation rapide.
Le jersey « pompiers » et l’uni rouge viennent du magasin Karstadt de Sarrebruck, le turquoise à petits bateaux et l’uni noir de la Stoffgalerie, (impossible de passer à Sarrebruck sans y faire un tour ; le choix de jerseys y est fabuleux).

J’ai cousu aussi un pantalon de jogging à chacun des loulous. D’autres sont en cours.

Et puis, en février, il y a eu les vacances scolaires, que Malo et Maël ont passées en Lorraine.
On a bricolé un peu…

Ils avaient participé à un atelier de gravure sur gomme à Lille, avec leur maman, et ils avaient bien aimé. Le principe est le même que celui de la linogravure, on grave avec des gouges, mais la gomme est plus tendre et plus facile à graver.
J’ai acheté des plaques de gomme et un deuxième jeu de gouges, chez Rougier et Plé, les loulous ont cherché des motifs sur Pinterest (c’est fou… plus besoin de Mamie pour manipuler l’ordinateur, ils se débrouillent parfaitement tout seuls).

Et voilà le résultat

Le petit pingouin est l’oeuvre de Malo, le panda celle de Maël (avec un peu d’aide pour les contours).
Un poil stressant pour Mamie, qui a répété cent fois : pas la main devant la gouge !
Impression avec de l’encre typographique noire.
Chacun a ainsi son lot de petites cartes, pour les invitations de copains et copines, par exemple.

J’avais, dans mon bazar, une série de petits cadres de différentes tailles.
Comme les loulous aiment bien réaliser un cadeau pour leurs parents, nous avons encadré deux exemplaires. Puis, chacun a voulu aussi un cadre pour lui, Malo avec le pingouin, Maël avec le panda. Puis… Malo a dit qu’il aimerait bien un cadre avec le panda également, et Maël a bien sûr trouvé que ce serait bien d’avoir aussi un pingouin pour lui…
Et finalement… Mamie a eu envie d’avoir, elle aussi, une oeuvre de chacun de ses petits-fils…

Nous avons emballé le cadeau des parents avec des pages récupérées dans journaux et magazines.

Aussi bien que du papier cadeau, non ?

Les loulous ont aussi cousu et brodé.

Kits de broderie et de doudous chez Mondial Tissus.
Malo a exécuté la broderie dans le cercle tout seul. Chacun a fait son doudou. J’ai juste aidé à démarrer et arrêter les fils.
Tous deux ont pris goût à la broderie et ont fait provision de fils et de bouts de tissu dans le stock de Mamie (ça fait toujours ça de moins, mais il y a de quoi faire leur marché encore d’innombrables fois).
Après coup, j’ai eu un peu mauvaise conscience. D’habitude, je regarde la provenance des produits. Là, dans l’enthousiasme avec les petits, j’ai oublié ma vigilance habituelle. Ca ne venait évidemment ni de France, ni d’Europe… Si j’avais vu, j’aurai sans doute hésité. Mais ça a fait tellement plaisir aux petits, alors, pour une fois…

D’ailleurs, les choses ne sont souvent pas si simples, et les courses peuvent tourner au casse-tête…

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Déjà fin janvier…

Il serait temps que je souhaite à ceux et celles qui passent par ici

une belle année 2019

Une année sereine et épanouissante, joyeuse, créative…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peut-être vaut-il mieux ne pas prendre de résolutions, comme le suggérait Caro, sur son joli blog « Caro tricote ». Cela évitera de culpabiliser si on les tient pas.

Juste se dire qu’on va, comme le colibri du conte, essayer d’apporter notre petite contribution à une meilleure année pour la planète.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon deuxième essai de linogravure, d’après une idée trouvée sur le net.
La prochaine fois, j’aimerais essayer de graver quelque chose à partir d’un dessin personnel (à condition de ne pas devoir le faire dans l’urgence…).

 

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Pyjamas

Malo avait choisi les tissus pour lui et Maël cet été, à Mondial Tissus.
Deux jerseys différents pour lui, imprimés de diverses bestioles et de petits motifs géométriques ; pour Maël, des petites fusées bleues sur fond gris.
Il y a eu beaucoup un peu de retard dans la réalisation…


Pour le T-shirt de Maël, patron n°26 du magazine Ottobre 1/2012, en taille 122.
Pour le pantalon, patron n°13 du magazine Ottobre 6/2017, en taille 122.


Pour Malo, mêmes patrons que pour le pyjama à étoiles.

Bord-côtes bleu marine et gris chiné de Buttinette.
il n’y a guère qu’un an que j’utilise du bord-côtes, et je me demande pourquoi je m’en suis privée si longtemps, de peur de ne pas savoir faire. Maintenant, j’en mets partout : encolure et poignets de T-shirts, ceinture et bas de pantalons.

 

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Douceurs de Noël


Pour le petit-déjeuner de Noël, des petits pains suédois à la cannelle. La recette est , sur le blog « Papilles et Pupilles ».
Délicieux !  J’en avais emporté il y a deux semaines pour notre journée de cuisson raku, tout le monde a adoré. Une des participantes en a eu les larmes aux yeux : elle m’a dit que ces petits roulés avaient exactement le goût de ceux que faisait sa grand-mère, goût qu’elle n’avait jamais réussi à retrouver.
Par rapport à la recette, j’ai remplacé le sucre par de la vergeoise brune, c’est encore meilleur, et je n’ai pas mis de grains de sucre (quelques calories en moins…).

J’avais toujours eu du mal à faire des pâtes levées. Le résultat ne ressemblait jamais aux superbes photos des livres de pâtisserie ou des blogs, et la texture de mes brioches rappelait davantage celle d’un cake. Il y a quelques mois, j’ai enfin trouvé où se situait le problème : je ne pétrissais pas la pâte suffisamment longtemps. Depuis que je laisse tourner mon robot 12 ou 15 minutes, mes pâtisseries à pâte levée sont impeccables. Il m’en aura fallu, du temps, pour apprendre…

Cette année, à la demande de mon fils, j’ai remplacé l’habituelle bûche au déjeuner du 25 par un dessert aux framboises. Je le faisais souvent quand les enfants étaient à la maison, et je l’avais un peu oublié au fil des ans.

Pour le gâteau roulé :

5 oeufs
125 g de sucre glace
125 g de farine
un pot de confiture de framboises

Battre les 5 blancs d’oeufs en neige ferme.
Battre en mousse les 5 jaunes avec le sucre glace. Incorporer délicatement les blancs en neige et la farine tamisée.
Etaler sur une plaque à bûche recouverte de papier cuisson, et cuire à minutes à 225° (chaleur traditionnelle).
A la sortie du four, renverser le gâteau sur un torchon saupoudré de sucre, retirer le papier. Tartiner de confiture de framboises, rouler, puis découper en tranches d’environ
1 cm d’épaisseur.

Pour la mousse aux framboises :

600 g de framboises (du jardin, congelées)
200 g de sucre
une cuillère à soupe de jus de citron
5 blancs d’oeufs
40 cL de crème liquide très froide

Mixer les framboises pour les réduire en purée.
Faire chauffer le sucre, 5 cL d’eau et le jus de citron dans une casserole. Laisser fondre doucement le sucre sans remuer, puis forcer un peu la température. Lorsque des bulles assez grosses se forment à la surface, arrêter la cuisson.
Battre les blancs en neige. Quand ils sont battus, mais pas encore très fermes, ajouter le sirop de sucre petit à petit en filet tout en continuant à battre.
Fouetter la crème liquide en chantilly. L’incorporer avec la purée de framboises aux blancs d’oeufs battus. Mélanger délicatement.

Tapisser un moule en forme de demi-sphère ou un saladier (garnis de film étirable) avec les tranches de gâteau roulé. Remplir de mousse aux framboises. Entreposer 2-3 heures au congélateur.

Comme il faut des oeufs entiers pour le gâteau, puis des blancs pour la mousse, l’idée est de conserver au congélateur les blancs inutilisés, lorsqu’on emploie le jaune pour dorer par exemple.
J’ai utilisé un moule demi-sphérique de 21 cm de diamètre, mais le roulé permet de tapisser un moule plus grand. Les proportions de la mousse donnent une belle quantité. J’ai congelé le reste, qu’on peut manger ultérieurement comme une glace.

Je préfère réaliser ce dessert tranquillement la veille. Je l’entrepose au congélateur, je le sors juste avant le repas et le démoule sur le plat de service. Au moment du dessert, il est alors juste parfait.

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Joyeux Noël

Joyeux Noël
à toutes et à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Blies près de chez moi, en cette fin d’après-midi. Alors qu’elle était à un niveau excessivement bas pour l’hiver, les fortes pluies des derniers jours l’ont bien gonflée. Après la sécheresse de l’été et de l’automne, il vaut mieux s’en réjouir que s’en plaindre.

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Bestiaire en raku (2)

D’après une photo et un cahier de charges assez précis, que j’ai à peu près respecté : 35 cm de long et 25 cm de hauteur totale…

 

Un travail très technique, pour le socle : d’abord le fond, les deux parois, puis le dessus, sans oublier deux renforts verticaux à l’intérieur pour consolider (et qui servent aussi de parois aux deux « boîtes » latérales. Enfin, découper les deux ouvertures.

Quelques fissures étaient apparues au niveau des ouvertures, lors du biscuitage. Puis d’autres, plus importantes, sans doute dues au choc thermique quand la pièce a passé des 1000° du four raku à la température extérieure. Je m’étais bien appliquée pour les soudures, mais peut-être certaines étaient-elles cependant trop fragiles.
En soulevant délicatement mon socle, j’entendais des craquements inquiétants. J’ai vidé un tube de super-glue dans les fissures et tout est devenu (relativement) solide.

J’avais regretté de ne pas avoir gravé quelques motifs végétaux stylisés dans les deux parois, mais c’est tant mieux : les fissures caractéristiques du raku réalisent de chouettes dessins.
Objet assez « rustique » : grosses fissures, imperfections de l’émail. Mais c’est ce qui fait aussi son intérêt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le toucan est réalisé à partir d’un morceau de terre, façonné petit à petit avec les mains puis coupé en deux (pour pouvoir être évidé) et ressoudé.

Un mystère à propos du toucan… Tout comme le socle, je l’ai émaillé en le plongeant dans le seau de glaçure. La couche d’émail était donc bien régulière. A sa sortie de la caisse, surprise : l’un des côtés est superbe ; j’ai rarement obtenu d’aussi belles craquelures. L’autre côté : mat et noir, comme si on n’y avait pas posé d’émail.
Si les potiers (potières) qui passent par là ont une explication… Gilles pense que la réduction dans la caisse a pu être trop forte du côté noir. Au final, ce n’est pas grave, la tige qui supporte le toucan peut pivoter et le toucan peut ainsi présenter son plus beau profil ! Il vaut mieux un côté super et un moche, plutôt qu’un ensemble moyen…

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Bestiaire en raku (1)

Journée de cuisson raku à l’atelier poterie ce mardi.
Toujours le même plaisir de passer toute une journée ensemble, de partager à midi les victuailles apportées par chacun.
Découvrir, à chaque ouverture du four, les pièces rougeoyantes. Puis, lorsqu’elles sortent des caisses d’enfumage, la surprise du résultat.

Thème choisi par Gilles pour cette année : l’animal ; l’occasion de revoir les techniques déjà utilisées, et d’en apprendre d’autres.

L’espèce du premier animal proposé n’était pas très définie : cochon ?  hérisson ?
Peu importe, nous nous sommes bien amusés à le réaliser.

Le deuxième était plus classique : un chat. Gilles nous a apporté une photo d’inspiration, pour l’allure de l’animal et pour l’émaillage.
Nous avons donc réalisé des « chats Courrèges » ! C’est une des participantes à l’atelier qui leur a trouvé ce nom rigolo.

Pas une mince affaire, les rayures. J’ai découpé, puis collé des bandes d’adhésif, celui qu’on utilise comme protection lorsqu’on fait de la peinture. J’avais aussi un rouleau d’adhésif très étroit et légèrement extensible, pour les courbes. Mais aucun des deux n’adhérait correctement au biscuit. Après trempage dans l’émail, quand j’ai retiré les adhésifs, il a fallu faire plein de retouches. Mais le temps passé a été payant, le résultat n’est pas trop mal, je trouve.
Il y a déjà une proposition d’adoption…

Les objets de la dernière cuisson (dont un « truc » à moi) sont restés dans les caisses d’enfumage mardi soir, la nuit étant tombée entre-temps. J’irai le récupérer demain. Bonne ou mauvaise surprise ? Suspens !

Des sujets proposés ce trimestre, le dernier que j’ai réalisé n’est pas encore biscuité (j’avais pris un peu de retard, et il n’était pas assez sec), et j’en ai zappé un, parce que j’ai manqué une séance et que je ne travaille pas très vite. Comme il me plaît bien, je vais essayer de m’y mettre à la maison, dès que j’aurai un peu de temps (avec les préparatifs de Noël, ce n’est pas gagné).

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Wool War One : démobilisation

La Wool War One, une sacrée aventure !

Démarrée au printemps 2014 avec Anna, alias Délit Maille ; je vous en avais parlé à diverses reprises (ici, , ou , ou encore ).

La Wool War One avait été exposée au Musée de la Piscine à Roubaix, puis elle a voyagé… le Grand Palais à Paris, Londres… elle a traversé l’océan jusqu’au Musée des Beaux-Arts de Montréal.

Automne 2018, centenaire de la fin de la guerre de 14-18.
Pour la dernière fois, l’armée de laine a été exposée au Centre d’Histoire Guerre et Paix à Souchez, près de Lens, jusqu’au 11 novembre, près du mémorial de Notre-Dame de Lorette.
Une « itinérance familiale » m’a permis de la voir enfin. Impressionnant et émouvant…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Anneau de la Mémoire… 580 000 nom gravés sur une succession de panneaux qui forment un immense ruban ; noms des soldats tombés dans le Nord et le Pas-de Calais, par ordre alphabétique, sans distinction de nationalité, amis et ennemis. Une invitation à réfléchir à la folie des hommes.

 

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Et puis après ? Que faire de ces 781 petits soldats ? Anna a eu une belle idée, généreuse et pleine de sens : les démobiliser, c’est-à-dire les mettre en vente au profit de Médecins Sans Frontières, pour que chacun d’entre eux retrouve un foyer, et pour que l’argent récolté serve à sauver des vies. Le succès de l’opération a dépassé toutes les espérances : en 2 jours, tous les petits soldats avaient été réservés.

J’en ai bien sûr adopté un. Il est arrivé chez moi, et j’en prendrai le plus grand soin.

Petite précision :

Il semblerait que le musée ait mal fait ses comptes, et qu’il reste des soldats à adopter. Il faut se rendre sur le site du mémorial, puis sur « billetterie ». Quand j’avais réservé le mien, c’était assez bizarre : pour finaliser la commande du soldat, il fallait aussi cliquer sur un horaire, mais la commande du billet n’était bien sûr pas prise en compte. Alors, bonne chance pour adopter les derniers, si le coeur vous en dit !

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Grenoble et le street-art (2)

Balade le long du Cours Berriat

 

   

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