Crémets d’Anjou

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A faire la veille, pour 6 à 8 personnes

 500 g de fromage blanc en faisselle
200 g de crème liquide à 30 % de MG
2 blancs d’œuf
75 g de sucre en poudre
1 sachet de sucre vanillé
coulis de framboises (300 g + 50 g de sucre glace + ½ jus de citron)

Battre la crème liquide en chantilly et ajouter le sucre vanillé.
Battre les blancs en neige ferme.
Ajouter les blancs en neige à la chantilly.
Egoutter le fromage blanc, le battre avec le sucre.
Ajouter le mélange blancs en neige/chantilly au fromage blanc.
Déposer la préparation dans un linge (à tissage aéré, par exemple de la gaze) sur égouttoir, au-dessus d’un saladier. Laisser égoutter toute la nuit au frigo.

On peut servir les crémets à l’assiette ou en coupelle, avec le coulis de framboises et de la menthe émincée.

C’est chez Françoise et Jacky Papin, les charmants propriétaires du Logis de Clope Chien, à Vauchrétien, que j’ai dégusté pour la première fois ce délicieux dessert, léger comme un nuage. C’était l’automne dernier… J’en ai rapporté la recette et depuis, je l’ai réalisée plusieurs fois. Le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai pas été très réactive pour rédiger ce billet… encore fallait-il penser à prendre une photo des crémets avant qu’ils ne soient mangés…

J’en profite pour vous recommander encore une fois très chaudement cette maison d’hôtes, près d’Angers. Des amis y ont passé récemment et en sont revenus tout aussi enchantés.

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Un peu de céramique

Le travail de la terre me tentait depuis longtemps, mais c’est une activité plus difficile à mettre en oeuvre qu’une autre, puisqu’il faut un four.
J’ai toujours eu un faible pour poteries et céramiques, et je ne manquais pas de repérer les échoppes de potiers, sur la route des vacances (mieux que les panneaux routiers, parait-il…).
Aussi, quand j’ai eu la chance de me faire une petite place à l’atelier de Gilles, il y a deux ans, je n’ai pas hésité.

Je me suis laissée prendre au jeu…
Dans la proche Allemagne, à Sankt Arnuald, près de Sarrebruck, Ellen, une céramiste, ouvre son atelier à qui veut venir travailler la terre. Il suffit de s’inscrire une ou deux semaines à l’avance. On achète la terre (elle en a de toutes sortes, plus ou moins chamottées, terre noire, terracotta…) ; tout le matériel est à disposition, impeccablement rangé ; outils, moules en biscuit, empreintes, emporte-pièces, tout ce qu’on imaginer… Les objets réalisés par Ellen ou ceux des participants à l’atelier donnent des idées, si on en manque. Si nécessaire, elle conseille et montre comment faire.
2 euros pour une demi-journée d’atelier… Elle s’occupe ensuite de la première cuisson. Pour l’émaillage, elle met à disposition une quantité incroyable d’émaux, plus beaux les uns que les autres. Et on paie cuissons et émaillage en fonction du poids de l’objet fini.
La langue n’est pas un problème… Je suis allée plusieurs fois à l’atelier d’Ellen, avec une amie. Chaque fois, il y avait des Françaises. Un peu d’allemand de notre côté, un peu de français du côté d’Ellen, et on arrive à se comprendre.

Voilà ce que j’en ai rapporté…

Diverses coupelles en terre noire

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Une grosse boule ajourée d’une spirale de petits trous

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Beaucoup de travail, mais le résultat en valait la peine.
Ellen nous a expliqué comment réussir une boule parfaite. J’ai choisi l’émail, et c’est encore elle qui m’a conseillé la couleur turquoise pour l’intérieur des trous (deux couches, donc deux passages au pinceau dans chaque trou… je vous laisse imaginer…)
C’est un seul émail qui donne ce chouette effet de marbrure : l’émail de base contient plein de petits cristaux (il faut penser à bien touiller) qui fondent et coulent à la cuisson.
Avant cuisson, impossible de deviner le résultat… L’émail et les cristaux, tout était uniformément gris.
Il ne reste plus qu’à prévoir un système d’éclairage pour en faire une lampe d’ambiance.

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Un peu de couture

Un T-shirt

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Cousu il y a un certain temps déjà, d’après le patron gratuit « Plantain« , de Deer and Doe.
Pour mon premier Plantain, j’avais mixé les tailles 42 et 44, mais il avait fallu que je rogne les emmanchures. Pour cette deuxième version, je suis partie de la taille 40 s’élargissant ensuite en 42, et c’est parfait.

Tissu du marché… il y a longtemps… Jersey souple et extensible, agréable à coudre et à porter.
Le long d’une des lisières, une bande comportait juste le motif dentelle ; assez large pour que je puisse y tailler les manches. Coudières en restes de jersey.

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… et une robe marinière à encolure croisée

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Patron tiré du hors-série « Coudre c’est facile » n°3 (« Vêtements tendance spécial enfants », mais il y aussi une marinière déclinée pour toute la famille, papa, maman, fille et garçon).
Taille L. La coupe est droite, à peine évasée… ce qui m’a donné des sueurs froides une fois le tissu coupé… Ca ne me paraissait pas bien large, mais… ouf… c’est tout bon !

Tissu du marché, lui aussi, plus récent quand même que le précédent… Biais noir à petites étoiles blanches de « la droguerie ».

J’ai un peu transpiré pour la couture. Un premier truc déjà, toutes les rayures à raccorder ; pas difficile, mais ennuyeux, pour ne pas employer un autre mot…
Ensuite, je trouvais que le patron et le tissu étaient vraiment faits pour s’entendre. Dans la pratique, pas tant que ça… Le jersey est d’excellente qualité, mais relativement fin et très extensible et, une fois les manches montées, il y avait des plis disgracieux dans le haut, surtout le long des manches : la pointe du devant qui passe sous le dos tirait sur l’emmanchure dos… Problème finalement résolu tout simplement en cousant les parties croisées l’une sur l’autre, le long du biais. L’ouverture reste largement assez grande pour passer facilement la tête.

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Deux coupons de moins dans le stock, c’est pas beau, ça ?

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Couleurs fortes…

… je les aime de plus en plus ;
pour rendre moins tristes les années qui passent ?

Travaux dans la maison, puis heureuse mamie accueillant deux petits vacanciers…
Pas eu le temps de publier des billets ces derniers temps… Je reviens en douceur sur mon petit nuage et vais essayer de me rattraper un peu.

Il y a des années (peut-être bien une dizaine), à l’atelier de peinture, j’avais réalisé un tableau représentant des chevaux stylisés.
Le tout dans des tons bleu-gris, gris-vert, ocre terne… Même déjà signé, et exposé, « à l’époque », lors d’une expo collective de l’atelier (sans doute parce que je n’avais rien d’autre à montrer, à ce moment-là…).
Mais j’ai toujours considéré ce tableau comme inachevé.
Et cette année, Michel nous a proposé à nouveau le même sujet.
Chouette ! L’occasion de retravailler cette toile…

DSC_6282Huile sur toile, 60 x 60

Par rapport au tableau initial, renforcement des couleurs des chevaux : bleu, vert et ocre beaucoup plus soutenus, dégradés avec du blanc.
Pour le fond, j’ai laissé la couleur d’origine sur certaines zones, et repeint d’autres en orange, blanc cassé et noir.

Beaucoup plus lumineux et plus contrasté que la version d’origine. Je regrette juste de ne pas avoir pensé à prendre une photo avant relookage.
Juxtaposer « Avant/Après » aurait été intéressant.

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Un habit…

… pour ma machine à coudre

 

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Depuis de nombreuses années, ma machine à coudre est déballée presque en permanence. Depuis longtemps aussi, il était prévu que je lui fasse une housse, pour qu’elle arrête de prendre la poussière… et parce qu’elle le vaut bien !

Tout finit par arriver. Il suffit que les circonstances adéquates soient réunies.
Un tissu original trouvé aux puces de couturières de Grenoble (j’ai eu la chance d’y être le bon week-end, mais j’ai été étonnament raisonnable ; c’est le seul truc que j’ai acheté).
De retour à la maison, de gros travaux, le bazar partout, donc impossible de faire de la couture qui demande de la place, décalquage de patron, coupe. Alors, la p’tite housse pour la MAC, c’était juste le bon moment.

Vliesline H630 ouatinée thermocollée sous le tissu, pour donner de la tenue à la housse. Doublure taillée dans un vieux drap. Dessus et doublure assemblés par un biais noir.

Les machines à coudre anciennes et autres outils de couturière imprimés sur ce tissu sont évidemment très chouettes, mais ce sont les inscriptions qui m’ont particulièrement séduite (je traduis -approximativement !-)

Ma préférée :

DSC_6632(Une maison propre est le signe d’une machine à coudre cassée.)

D’autres aussi, que j’aime bien :

DSC_6629(Je n’achèterai pas de tissu jusqu’à ce que j’aie utilisé le stock que j’ai à la maison, j’ai dit. Et puis je n’ai pas arrêté de rire.)

 

DSC_6631(Les amis sont comme les tissus…
Vous n’en avez jamais assez.)

 

DSC_6633(La vie est trop courte pour qu’on utilise du tissu pas cher.)

 

DSC_6628(Tant de tissu
Si peu de temps.)

 

DSC_6643(Si les tissus étaient des chats,
j’aurais le titre de folle aux chats depuis des années.)

 

DSC_6630(J’ai tous les tissus qu’il me faut-
aucune quilteuse n’a jamais dit ça.)

DSC_6645(Si seulement je pouvais avoir une bobine qui ne se vide jamais…)

A supposer que nous ayons parfois mauvaise conscience… elles sont réconfortantes, toutes ces petites sentences !

Un an m’a été rajouté récemment au compteur… De jolis tissus et breloques reçus à cette occasion pour adoucir le passage… Si beaux qu’il va falloir bien réfléchir à leur utilisation, pour en exploiter le moindre petit bout.

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L’âge de raison

DSC_6340Carte bricolée par Mamie.

Malo a eu 7 ans.
L’âge de raison.
« Alors, je n’aurai plus le droit de dire des gros mots ? », a-t-il demandé.
« Tu ne l’as jamais eu », a répondu sa maman…

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Raku, suite…

… et fin,
jusqu’à la saison 2016/2017…

Je n’ai pas vraiment suivi l’ordre chronologique, dans mes billets…
Il me reste à vous montrer enfin des trucs faits… il y a un an.

Une lanterne

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Email turquoise, mais qui a donné des effets surprenants -et intéressants !- à la cuisson.
C’est ça que j’aime, l’excitation quand on nettoie l’objet après l’enfumage, et la surprise lorsqu’on découvre peu à peu le résultat. Magique !

Des contenants à succulentes

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Bon… ça n’a pas du tout donné ce qu’il fallait… Gilles voulait nous faire faire un récipient à double paroi, bien régulier. En-dessous, il y a bien un creux en forme de parfaite demi-sphère. Mais tout le reste autour s’est déformé, malgré les renforts à l’intérieur. Alors, les déformations, je les ai tout simplement accentuées, et décidé que le dessus serait en fait le dessous. Si mes souvenirs sont bons, personne n’a vraiment obtenu ce qui était attendu. Pour rigoler, nous avons appelé nos productions  « les kouglofs retombés »…

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Moulage d’une plaque autour d’un cylindre ; puis rajout de trois parties extérieures.
Là encore, j’ai essayé de tirer parti des défauts. La terre s’est fendillée un peu partout.
Qu’à cela ne tienne, ça fait des effets sympas.
Je n’ai pas non plus mis une couche d’émail suffisante (un an plus tard, l’émaillage garde toujours une part de mystère pour moi). Mais, même si le résultat n’est pas tout à fait celui attendu, c’est chouette quand même.

… et un oiseau un peu particulier,
fait cette année, en terre-papier

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La terre-papier est un mélange de terre et de papier, ce qui rend cette matière beaucoup plus légère que l’argile habituelle.
D’abord, il a fallu façonner l’oiseau en grillage à poules. Absolument pas évident quand on n’a jamais fait, et éprouvant pour les doigts.
Puis, recouvrir cette structure bricolée avec de la terre-papier de la consistance d’une boue (retour en enfance, quand on touillait du sable et de l’eau pour faire des pâtés…).
Attendre la semaine suivante ; en remettre une couche.
Laisser reposer jusqu’à la séance suivante. Rajouter de la terre-papier un peu plus consistante pour avoir partout une épaisseur suffisante.
Emaillage à la glaçure transparente pour raku, avec un rajout de gouttes d’émail noir métallisé.
Le résultat est moyen ; entre autres, la tête de l’oiseau est trop grosse. Mais l’expérience était intéressante.

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