Nature morte

Ou, en allemand, « Stillleben », « vie silencieuse », ce qui est quand même moins triste que « nature morte »…

Huile sur toile, 60 x 60

Toile rapportée terminée de l’atelier cette semaine.
Croquis réalisé à partir de deux mises en scène que Michel avait proposées. J’en ai fait des photos, puis j’ai choisi des éléments de chacune pour en faire une seule composition.

Je n’ai pas comptabilisé, mais j’ai passé pas mal d’heures, en dehors de l’atelier, à faire le croquis. D’abord plusieurs dessins séparés de chacun des éléments choisis, sur des feuilles A4, jusqu’à ce que j’en obtienne qui me satisfassent. Puis report des dessins retenus sur du papier calque. Le papier calque permet de juxtaposer, superposer.
Enfin, une fois qu’une composition qui me plaise a émergé, décalquage de l’ensemble et agrandissement à l’ordinateur (par morceaux, comme je fais d’habitude). Et report sur la toile à l’aide de carbone.
Composition validée par Michel. C’est lui aussi qui m’a conseillée judicieusement pour les couleurs. Nous avons beaucoup de chance, dans notre petite ville moyenne, d’avoir des activités culturelles nombreuses et variées, avec des animateurs de grand talent.

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Raku

Ce mardi, journée de cuisson raku.
Il a fait froid, il a fallu renfiler les doudounes. Mais une ambiance très chaleureuse autour du four, qui a réchauffé les coeurs.


D’abord un lion fait au premier semestre.
Coloration du biscuit à l’oxyde de manganèse, et deuxième cuisson grès, sans glaçure.
J’aime bien cet aspect mat, un peu brut, qui met en valeur les empreintes.

Puis les travaux en raku du second semestre.
Deux petits bols « pincés », c’est-à-dire façonnés à la main, sans moule, à partir d’un petit bloc de terre. On commence par faire un trou dans le bloc avec le pouce, puis on l’élargit petit à petit.


Un objet insolite…


Jean, qui avait remplacé Gilles pendant un mois, nous avait proposé de réaliser un trophée pour un concours de tir à l’arc. Cahier de charges : une boule, un tube, une ou plusieurs plaques, au moins deux couleurs, l’objet devant aussi rappeler le tir à l’arc.
Le sujet n’avait pas vraiment remporté l’adhésion du groupe, certains jugeant qu’il créerait une compétition entre nous (trois réalisations seraient choisies pour les trois gagnants du concours). Finalement, je ne sais pas ce qu’il en sera, si l’idée va avoir une suite ou tomber à l’eau.
J’ai fait un trou à la base de la boule, ce qui me permettra éventuellement d’y enfiler un support pour piquer l’objet dans le jardin. Ou le garder tel quel, en déco intérieure.

Une coupe, réalisée à partir d’un cube de terre découpé à l’extérieur avec un fil « à couper le beurre ». Puis il a fallu creuser et évider l’intérieur, en essayant de suivre la forme extérieure.
Technique intéressante, qui permet de réaliser un objet à l’aspect différent suivant l’angle sous lequel on le regarde.

Enfin, une coupe réalisée au tour (pas facile !), puis déformée et travaillée sur sa face extérieure.


Le noir et blanc reste décidément ma préférence pour le raku.

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Fred Vargas

Beaucoup d’entre vous connaissent sans doute les polars de Fred Vargas. Mais l’écriture de polars, ce n’est que son occupation de vacances, dit-elle. Elle est avant tout une scientifique, docteur en histoire et archéologue.

Mercredi, elle était l’invitée de François Busnel, dans « La grande librairie ». Mais cette fois, ce n’était pas pour nous présenter une nouvelle enquête de l’atypique commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, le « pelleteur de nuages », et de son adjoint Danglard, à la culture encyclopédique, amateur de vin blanc et qui élève seul ses cinq mômes.

Mercredi, son propos était bien plus grave. Elle vient de publier « L’humanité en péril, Virons de bord, toute ! ». Pour la rédaction de cet essai, elle a étudié une foule de rapports scientifiques, unanimes dans leur conclusion : si rien n’est fait, très vite, c’est la survie de l’humanité qui est en jeu.
Sur le plateau de France 5, elle a lancé un cri d’alarme terrifiant.
Elle a dénoncé l’oeuvre des lobbys et leur « névrose obsessionnelle » de faire de l’argent, de l’argent, encore de l’argent (82% des richesses aux mains d’1% de la population…), la main-mise de ces mêmes lobbys sur les gouvernements, l’incitation à toujours produire plus, consommer plus, sans souci de la pollution et de l’épuisement des ressources de la planète.
Dans le même ordre d’idées, le député Matthieu Orphelin dénonce lui aussi l’influence des lobbys (à voir ici) : « pas un jour à l’Assemblée sans qu’un cabinet de lobbying ne me propose un amendement, ou une rencontre avec un représentant d’intérêt privé, sans parler de techniques parfois inadmissibles de certains d’entre eux ».

Fred Vargas nous appelle donc tous à réagir. Elle termine son essai par des actions concrètes à mettre en oeuvre par chacun. Elle en a livré quelques exemples sur le plateau de France 5 : manger moins de viande, manger bio (limite la pollution, et c’est meilleur pour la santé), boycotter les lobbys (qui, de surcroit, ne paient pas un euro d’impôt en France), être attentif au bulletin qu’on dépose dans l’urne…

J’ai feuilleté son essai au supermarché. Je l’achèterai la prochaine fois que j’irai en ville, chez mon libraire indépendant.

Allez écouter Fred Vargas (en replay, ou ici), relayez son cri d’alarme, lisez son livre, parlez-en autour de vous, faites-le circuler…
Si tout le monde y met du sien, on va y arriver. De toute façon, il n’y a plus le choix.

« Mais bon sang, comment vais-je me sortir de cette tâche insensée ? De cette idée de m’entretenir avec vous de l’avenir du monde vivant ? Alors que je sais très bien que vous auriez préféré que je vous livre un roman policier. Il y a dix ans, j’avais publié un très court texte sur l’écologie. Et quand on m’a prévenue qu’il serait lu à l’inauguration de la COP 24, c’est alors que j’ai conçu un projet de la même eau, un peu plus long, sur l’avenir de la Terre, du monde vivant, de l’Humanité. Rien que ça. »
Fred Vargas

Si vous n’avez jamais lu le texte que Fred Vargas avait publié il y a dix ans, vous le trouverez ici, par exemple.

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Encore de la couture…

 

Une jupe, pour moi…
Patron 115 du dernier magazine Fait Main (mai 2019), en taille M.

J’avais repéré tout de suite ce modèle, en tissu de sweat, très simple : deux pans, une ceinture, pas de fermeture éclair ! Sur le modèle original, un cordon était passé dans la ceinture par deux oeillets, et noué devant. J’ai remplacé le cordon par un large élastique dans la coulisse.

Le tissu vient de ma caverne aux trésors, la Stoffgalerie de Sarrebruck. C’est un tissu de sweat avec bouclettes à l’envers (je crois que ça s’appelle du « French terry »), d’une très belle tenue.

Vite fait, bien fait. A l’essayage, devant la glace, pas de problème pour la taille et la coupe, c’était parfait. Mais… juste du bleu marine uni, absolument rien qui accroche mon regard ; même pas une minuscule touche d’originalité.
J’avais, dans mon stock, deux petits coupons achetés il y a longtemps avec l’idée qu’ils pourraient servir à faire des applications.
Trois disques, appliqués avec du thermocollant double-face, puis cousus au point zig-zag sur le tout le pourtour. Un galon à mini-pompons rajouté le long de l’ourlet, turquoise devant, rose vif au dos, parce que qu’aucun des morceaux ne suffisait pour le tout.

Et voilà, ça change tout !

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Un peu de couture

Des sweats pour Malo et Maël

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Patron inclus dans la même pochette Burda n°9482 que celui des pantalons de jogging.
Tissu de sweat molletonné de la Stoffgalerie de Sarrebruck, tout comme le joli bord-côte étoilé.

Ce bord-côte m’a posé un problème. C’est du tricot circulaire, bien sûr, avec des fils de couleur (c’est-à-dire que seules les étoiles noires sont imprimées). La surprise, c’est qu’en suivant une rayure, au lieu de retomber sur le point de départ au bout d’un tour, on a un décalage de 4 rayures ! Comme je n’ai pas utilisé de morceau tubulaire, ce n’était pas gênant (pour couper un rectangle, je pouvais suivre les rayures), mais j’aimerais comprendre. Si vous avez une explication…

Un petit intermède, avant les prochains sweats et pantalons pour les petits

Le patron est issu du livre « Je couds à la surjeteuse », de Shizu Fukunaga, aux éditions de Saxe. Ce livre, trouvé chez Mondial tissus, propose des patrons pour enfants de la stature 100 à 140, ainsi que pour adultes en S, M et L.

Les hésitations pour le choix d’un patron ont été presque plus longues que la réalisation. Je disposais deux coupons d’interlock assortis, vendus ensemble, de la marque Rico design, je crois, chacun d’environ 80 cm de largeur pour une longueur d’un mètre.
Le tissu imprimé a une belle tenue et est moyennement extensible, mais l’uni vert est très extensible et plutôt « mollasson ». Je voulais aussi exploiter les deux coupons au maximum.
De plus, si je fais une confiance aveugle aux patrons Burda, j’ai toujours peur d’avoir de mauvaises surprises avec ceux que je ne connais pas…

Finalement, j’ai choisi la vareuse à encolure bateau, en taille M, proposée en version manches courtes, mi-longues ou longues. Le choix a été parfait. J’aime bien la coupe, un peu ample, l’encolure large, les petites fentes de côté et le dos un peu plus long que le devant. Les seules modifications que j’ai faites, c’est la suppression de deux petits triangles qui rétrécissaient l’encolure, de chaque côté ; j’ai rallongé les manches mi-longues de 2 cm et le corps de 4 cm.
Contrairement au titre du livre, je n’ai même pas utilisé la surjeteuse. Comme l’interlock ne s’effiloche pas et ne roule pas, j’ai fait les assemblages au point extensible, et les ourlets au point zig-zag.

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Finalisation…

Pour une fois, pas d’inscription pendant des lustres sur la to-do-list :
bestiole rapportée hier soir de l’atelier, caisse peinte en noir dans la foulée, mise en place ce matin. Efficacité maximale !

Deux petits crochets visés dans le fond de la boîte, sur lesquels s’accroche la structure de la bestiole, et quelques points de thermocolle pour éviter tout accident.

Puis, trouver une place pour la chose… Un heureux hasard : deux étagères qui accueillent déjà plusieurs de mes poteries et qui ont, au millimètre près, le bon écart !

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Une drôle de bestiole

Reprise de l’atelier raku, après les deux semaines de congés scolaires.
En fait, depuis la rentrée du second semestre, le programme avait été un peu chamboulé. Gilles ayant eu un problème de tendon, son collègue l’a remplacé pendant quelques semaines. Entre autres sujets, il nous avait proposé de réaliser une demi-tête de poisson, en nous inspirant de l’oeuvre ci-dessous du céramiste Dominique Bajard.

Techniquement, il s’agissait de construire une structure en colombins, et de la recouvrir de « peaux de terre », c’est-à-dire des morceaux de terre qu’on jette sur la table, plusieurs fois, pour les amincir. Il se forme alors des textures intéressantes, la terre se fendille, se fissure…

Un moment de perplexité d’abord… ensuite l’envie de tenter la chose…

J’ai construit la structure à l’atelier, puis je l’ai « habillée » à la maison. C’était marrant de préparer les peaux de terre : parfois, on obtient un résultat sympa, des textures intéressantes ; d’autres fois, ça ne ressemble à rien et on recommence. J’avais l’impression d’être une bouchère qui amincit des escalopes…

L’envers du décor…

L’endroit, que j’ai découvert aujourd’hui à l’atelier, biscuité.

Contente que mes collages aient tenu bon à la cuisson !
L’ensemble étant bien fragile, la cuisson raku est exclue (difficile de manipuler la chose au bout d’une grande pince, à la sortie du four, et choc thermique qui pourrait être fatal). Il y aurait la possibilité de poser un oxyde et de faire une deuxième cuisson grès, avec toutefois un risque de casse également.

… D’où la décision de laisser à l’état de biscuit. Pas envie de prendre des risques. Je me suis attachée à ma bestiole et elle me plaît bien ainsi, toute blanche…

Une caisse de vin, peinte en noir à l’intérieur, lui servira d’écrin.
Je pense que deux petits crochets vissés dans le fond de la caisse devraient pouvoir la maintenir. Si nécessaire, je rajouterai de la colle.
Ce sera mon petit cabinet de curiosités…

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