Sweat

Entre le 5e et le 6e pantalon de jogging,
un sweat pour moi

Un bout de tissu de mon stock, trouvé au marché il y a un certain temps. Jersey légèrement matelassé, très léger, mais synthétique (d’habitude, je choisis plutôt des cotons, mais je suppose que j’avais craqué pour ces jolies fleurs bleues).
Patron du sweat Felicia, dans le dernier magazine La Maison Victor, mai-juin 2019, taille 40. Je l’ai acheté pour ce modèle justement, simple et original.

 


Coupe très confortable. Manches raglan comme j’aime (c’est si facile à monter), larges, rétrécies grâce à un jeu de plis. Ourlet du bas des manches juste retourné et fixé par des piqûres le long des plis.
Pas de biais à l’encolure comme prévu, mais un surplus de couture d’un centimètre simplement retourné et cousu par un point zig-zag.

Largement validé. Le synthétique a quelques bons côtés aussi : mon sweat sort de la machine à laver pas du tout froissé, et sèche en un clin d’oeil.

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Marinières

Une seconde vie
pour une marinière tachée

Elle attendait sa rénovation depuis « un certain temps ».
Logo Petit Bateau agrandi, appliqué avec du thermocollant double-face, puis entièrement souligné par une piqûre à la machine. Même pas du détournement, puisqu’il s’agissait d’une marinière Petit Bateau…
Reste de jersey bleu vif pour le cercle ; liberty pour les voiles (la classe !)

 


Dans les chutes de ma jupe, il y avait de quoi caser juste les pièces d’un sweat pour Maël (pour Malo, ça n’aurait pas suffi). Même patron pochette Burda n°9482 qu’ici.
J’avais acheté, je ne sais plus où, une petite planche de motifs marins à transférer au fer à repasser, justement pour le jour où je ferai des marinières aux loulous. C’était l’occasion d’utiliser le motif bateau, qui s’accorde bien avec le bord-côte ocre des manches.
Bord-côte rouge et ocre de Buttinette.

Et aussi, deux autres pantalons de jogging pour Malo et Maël.
Même patron et même qualité de tissu (et provenance) que .


J’avoue que pour ces deux derniers, il a fallu que je me motive un peu. Depuis le début de l’année, j’en ai fait deux gris chiné, puis deux bleus, puis ces deux vert kaki… Douze poches, douze bracelets de bas de jambe, six ceintures… monotone, à la longue… Les séries, c’est moyennement passionnant.

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Nature morte

Ou, en allemand, « Stillleben », « vie silencieuse », ce qui est quand même moins triste que « nature morte »…

Huile sur toile, 60 x 60

Toile rapportée terminée de l’atelier cette semaine.
Croquis réalisé à partir de deux mises en scène que Michel avait proposées. J’en ai fait des photos, puis j’ai choisi des éléments de chacune pour en faire une seule composition.

Je n’ai pas comptabilisé, mais j’ai passé pas mal d’heures, en dehors de l’atelier, à faire le croquis. D’abord plusieurs dessins séparés de chacun des éléments choisis, sur des feuilles A4, jusqu’à ce que j’en obtienne qui me satisfassent. Puis report des dessins retenus sur du papier calque. Le papier calque permet de juxtaposer, superposer.
Enfin, une fois qu’une composition qui me plaise a émergé, décalquage de l’ensemble et agrandissement à l’ordinateur (par morceaux, comme je fais d’habitude). Et report sur la toile à l’aide de carbone.
Composition validée par Michel. C’est lui aussi qui m’a conseillée judicieusement pour les couleurs. Nous avons beaucoup de chance, dans notre petite ville moyenne, d’avoir des activités culturelles nombreuses et variées, avec des animateurs de grand talent.

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Raku

Ce mardi, journée de cuisson raku.
Il a fait froid, il a fallu renfiler les doudounes. Mais une ambiance très chaleureuse autour du four, qui a réchauffé les coeurs.


D’abord un lion fait au premier semestre.
Coloration du biscuit à l’oxyde de manganèse, et deuxième cuisson grès, sans glaçure.
J’aime bien cet aspect mat, un peu brut, qui met en valeur les empreintes.

Puis les travaux en raku du second semestre.
Deux petits bols « pincés », c’est-à-dire façonnés à la main, sans moule, à partir d’un petit bloc de terre. On commence par faire un trou dans le bloc avec le pouce, puis on l’élargit petit à petit.


Un objet insolite…


Jean, qui avait remplacé Gilles pendant un mois, nous avait proposé de réaliser un trophée pour un concours de tir à l’arc. Cahier de charges : une boule, un tube, une ou plusieurs plaques, au moins deux couleurs, l’objet devant aussi rappeler le tir à l’arc.
Le sujet n’avait pas vraiment remporté l’adhésion du groupe, certains jugeant qu’il créerait une compétition entre nous (trois réalisations seraient choisies pour les trois gagnants du concours). Finalement, je ne sais pas ce qu’il en sera, si l’idée va avoir une suite ou tomber à l’eau.
J’ai fait un trou à la base de la boule, ce qui me permettra éventuellement d’y enfiler un support pour piquer l’objet dans le jardin. Ou le garder tel quel, en déco intérieure.

Une coupe, réalisée à partir d’un cube de terre découpé à l’extérieur avec un fil « à couper le beurre ». Puis il a fallu creuser et évider l’intérieur, en essayant de suivre la forme extérieure.
Technique intéressante, qui permet de réaliser un objet à l’aspect différent suivant l’angle sous lequel on le regarde.

Enfin, une coupe réalisée au tour (pas facile !), puis déformée et travaillée sur sa face extérieure.


Le noir et blanc reste décidément ma préférence pour le raku.

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Fred Vargas

Beaucoup d’entre vous connaissent sans doute les polars de Fred Vargas. Mais l’écriture de polars, ce n’est que son occupation de vacances, dit-elle. Elle est avant tout une scientifique, docteur en histoire et archéologue.

Mercredi, elle était l’invitée de François Busnel, dans « La grande librairie ». Mais cette fois, ce n’était pas pour nous présenter une nouvelle enquête de l’atypique commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, le « pelleteur de nuages », et de son adjoint Danglard, à la culture encyclopédique, amateur de vin blanc et qui élève seul ses cinq mômes.

Mercredi, son propos était bien plus grave. Elle vient de publier « L’humanité en péril, Virons de bord, toute ! ». Pour la rédaction de cet essai, elle a étudié une foule de rapports scientifiques, unanimes dans leur conclusion : si rien n’est fait, très vite, c’est la survie de l’humanité qui est en jeu.
Sur le plateau de France 5, elle a lancé un cri d’alarme terrifiant.
Elle a dénoncé l’oeuvre des lobbys et leur « névrose obsessionnelle » de faire de l’argent, de l’argent, encore de l’argent (82% des richesses aux mains d’1% de la population…), la main-mise de ces mêmes lobbys sur les gouvernements, l’incitation à toujours produire plus, consommer plus, sans souci de la pollution et de l’épuisement des ressources de la planète.
Dans le même ordre d’idées, le député Matthieu Orphelin dénonce lui aussi l’influence des lobbys (à voir ici) : « pas un jour à l’Assemblée sans qu’un cabinet de lobbying ne me propose un amendement, ou une rencontre avec un représentant d’intérêt privé, sans parler de techniques parfois inadmissibles de certains d’entre eux ».

Fred Vargas nous appelle donc tous à réagir. Elle termine son essai par des actions concrètes à mettre en oeuvre par chacun. Elle en a livré quelques exemples sur le plateau de France 5 : manger moins de viande, manger bio (limite la pollution, et c’est meilleur pour la santé), boycotter les lobbys (qui, de surcroit, ne paient pas un euro d’impôt en France), être attentif au bulletin qu’on dépose dans l’urne…

J’ai feuilleté son essai au supermarché. Je l’achèterai la prochaine fois que j’irai en ville, chez mon libraire indépendant.

Allez écouter Fred Vargas (en replay, ou ici), relayez son cri d’alarme, lisez son livre, parlez-en autour de vous, faites-le circuler…
Si tout le monde y met du sien, on va y arriver. De toute façon, il n’y a plus le choix.

« Mais bon sang, comment vais-je me sortir de cette tâche insensée ? De cette idée de m’entretenir avec vous de l’avenir du monde vivant ? Alors que je sais très bien que vous auriez préféré que je vous livre un roman policier. Il y a dix ans, j’avais publié un très court texte sur l’écologie. Et quand on m’a prévenue qu’il serait lu à l’inauguration de la COP 24, c’est alors que j’ai conçu un projet de la même eau, un peu plus long, sur l’avenir de la Terre, du monde vivant, de l’Humanité. Rien que ça. »
Fred Vargas

Si vous n’avez jamais lu le texte que Fred Vargas avait publié il y a dix ans, vous le trouverez ici, par exemple.

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Encore de la couture…

 

Une jupe, pour moi…
Patron 115 du dernier magazine Fait Main (mai 2019), en taille M.

J’avais repéré tout de suite ce modèle, en tissu de sweat, très simple : deux pans, une ceinture, pas de fermeture éclair ! Sur le modèle original, un cordon était passé dans la ceinture par deux oeillets, et noué devant. J’ai remplacé le cordon par un large élastique dans la coulisse.

Le tissu vient de ma caverne aux trésors, la Stoffgalerie de Sarrebruck. C’est un tissu de sweat avec bouclettes à l’envers (je crois que ça s’appelle du « French terry »), d’une très belle tenue.

Vite fait, bien fait. A l’essayage, devant la glace, pas de problème pour la taille et la coupe, c’était parfait. Mais… juste du bleu marine uni, absolument rien qui accroche mon regard ; même pas une minuscule touche d’originalité.
J’avais, dans mon stock, deux petits coupons achetés il y a longtemps avec l’idée qu’ils pourraient servir à faire des applications.
Trois disques, appliqués avec du thermocollant double-face, puis cousus au point zig-zag sur le tout le pourtour. Un galon à mini-pompons rajouté le long de l’ourlet, turquoise devant, rose vif au dos, parce que qu’aucun des morceaux ne suffisait pour le tout.

Et voilà, ça change tout !

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Un peu de couture

Des sweats pour Malo et Maël

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Patron inclus dans la même pochette Burda n°9482 que celui des pantalons de jogging.
Tissu de sweat molletonné de la Stoffgalerie de Sarrebruck, tout comme le joli bord-côte étoilé.

Ce bord-côte m’a posé un problème. C’est du tricot circulaire, bien sûr, avec des fils de couleur (c’est-à-dire que seules les étoiles noires sont imprimées). La surprise, c’est qu’en suivant une rayure, au lieu de retomber sur le point de départ au bout d’un tour, on a un décalage de 4 rayures ! Comme je n’ai pas utilisé de morceau tubulaire, ce n’était pas gênant (pour couper un rectangle, je pouvais suivre les rayures), mais j’aimerais comprendre. Si vous avez une explication…

Un petit intermède, avant les prochains sweats et pantalons pour les petits

Le patron est issu du livre « Je couds à la surjeteuse », de Shizu Fukunaga, aux éditions de Saxe. Ce livre, trouvé chez Mondial tissus, propose des patrons pour enfants de la stature 100 à 140, ainsi que pour adultes en S, M et L.

Les hésitations pour le choix d’un patron ont été presque plus longues que la réalisation. Je disposais deux coupons d’interlock assortis, vendus ensemble, de la marque Rico design, je crois, chacun d’environ 80 cm de largeur pour une longueur d’un mètre.
Le tissu imprimé a une belle tenue et est moyennement extensible, mais l’uni vert est très extensible et plutôt « mollasson ». Je voulais aussi exploiter les deux coupons au maximum.
De plus, si je fais une confiance aveugle aux patrons Burda, j’ai toujours peur d’avoir de mauvaises surprises avec ceux que je ne connais pas…

Finalement, j’ai choisi la vareuse à encolure bateau, en taille M, proposée en version manches courtes, mi-longues ou longues. Le choix a été parfait. J’aime bien la coupe, un peu ample, l’encolure large, les petites fentes de côté et le dos un peu plus long que le devant. Les seules modifications que j’ai faites, c’est la suppression de deux petits triangles qui rétrécissaient l’encolure, de chaque côté ; j’ai rallongé les manches mi-longues de 2 cm et le corps de 4 cm.
Contrairement au titre du livre, je n’ai même pas utilisé la surjeteuse. Comme l’interlock ne s’effiloche pas et ne roule pas, j’ai fait les assemblages au point extensible, et les ourlets au point zig-zag.

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