… la veste « Pavot » de Deer and Doe »

J’avais fait de la sous-traitance pour le père Noël…
Avec un peu de retard (si peu !), je vous présente enfin le cadeau de Noël pour ma fille.
C’est elle qui avait choisi le patron -la veste « Pavot » de Deer and Doe-, qui avait déniché ce joli lainage bleu et le tissu imprimé pour la doublure.

Le patron, multi-tailles, (34 à 46), est « nickel », très précis ; tout s’ajuste parfaitement.
J’ai fait la veste en taille 40.
Je pense que c’est l’ouvrage de couture le plus abouti que j’aie jamais réalisé : plein de découpes et de pièces, des manches à tête haute froncée, poches prises dans les coutures de côté, rajout d’une doublure pas prévue par la créatrice du modèle.
Le montage des manches a été l’opération la plus délicate ; j’ai défait plusieurs fois, avant d’obtenir un résultat qui me satisfasse, avec des fronces bien réparties.
Puis, c’était la tête de manche qui ne me plaisait pas : du fait des fronces, elle « remontait » et faisait une sorte de bosse au-dessus de l’épaule. « La couture pratique » de Burda, m’a donné la solution : coudre une bande d’ouatine d’environ 20 cm de long et 6 de large sous la tête de manche, ce qui a eu pour effet de l’arrondir juste comme il faut. Je vous joins le schéma, ça peut servir…

Une fois la veste en lainage cousue, la doublure… Refaire un patron des devants et du dos, sans les parementures… assembler toutes les pièces… monter la doublure à la veste, selon la méthode de Burda, avec pli d’aisance dans le dos… et là, j’ai dit « Ouf ! Finies les difficultés ! Il ne reste que l’ourlet… »
Hélas ! J’avais prévu un ourlet « classique » de 3-4 cm de large. Mais… le bas de la « jupe » étant très arrondi, il a donc fallu « soutenir » le bord de l’ourlet qui était plus long que la ligne de couture (comme on le fait pour les têtes de manches). Les explications du patron prévoyaient juste de coudre au bas de la veste un biais, retourné ensuite sur l’envers et piqué, ce qui supprimait cette difficulté.
Puis, j’ai cousu la doublure sur l’ourlet, avec le petit pli nécessaire pour qu’elle ne « tiraille » pas… Et là, mauvaise surprise : la veste, qui avait un si joli « tombé » avant l’ourlet, ne « tombait » plus bien, du moins pas à mon goût !
J’ai laissé passer Noël… Ma fille ne comptait de toute façon pas emporter son cadeau en train, coincé dans sa valise. J’avais bien une idée, pour régler le problème : juste faire un petit ourlet au bas de la doublure, et la laisser libre.
… Et puis, par l’intermédiaire d’une amie, j’ai eu l’occasion de montrer ma production à une couturière professionnelle, qui m’a confirmé que mon idée était bien la bonne, que dans le cas d’un bas très arrondi, on laisse toujours la doublure indépendante… et qui m’a dit – et là, j’ai bondi de joie !- que j’ai fait du bon boulot et qu’elle n’aurait pas fait mieux !
Sur la veste du site de Deer and Doe, il y a de gros boutons recouverts. J’ai bien aimé l’idée, qui donne un look chic à la veste.
Mais j’avais peur peur que de longues boutonnières verticales ne fragilisent la bande de boutonnage et que celle-ci ne se déforme à l’usage, d’autant plus que le haut de la veste est très ajusté. J’ai choisi de coudre plutôt de gros boutons pressions (c’est long !), points de couture sur le dessus cachés par les gros boutons recouverts (et points du dessous cachés par de petits boutons plats…)

Le Père Noël a achevé sa livraison récemment ; la veste est portée avec plaisir par sa propriétaire…