
Autour une tige soudée sur un socle, mouler un personnage, c’était le sujet proposé Gilles, notre animateur, après les congés de Noël.
Technique proposée : partir d’une plaque qu’on enroule, planter le cylindre obtenu sur la tige, puis modeler, habiller…
Pas encore assez imaginative dans le domaine du modelage, je suis allée faire un tour sur la toile et je me suis inspirée des sculptures de l’artiste céramiste Estelle Thareau, trouvées sur Pinterest (*voir plus bas si vous ne connaissez pas).

Plus je pratique le raku (juste deux semestres pour le moment…), plus j’aime.
Comme je vous l’ai déjà dit, c’est la surprise lorsqu’on sort l’objet de la caisse d’enfumage, qu’on dégage délicatement les restes de paille brûlée pour découvrir le résultat. Il y a beaucoup de facteurs qui interviennent : la façon dont la pièce est enfouie dans le mélange de paille et de sciure, plus ou moins profondément, et aussi la cuisson au four ; certains oxydes contenus dans les émaux sont volatils, peuvent se déposer sur les pièces voisines et en modifier la couleur.
Par exemple, cette statuette et mon vase « E.T. » d’un billet précédent sont recouverts du même émail turquoise. Le rendu est pourtant complètement différent d’une pièce à l’autre.
Ce que j’aime, c’est l’aspect brut et « nature » du raku.
Pour poser l’émail, je l’ai coulé sur la pièce à la louche et à la cuillère, ce qui a laissé aléatoirement des zones non émaillées (qui sont devenues noires), ce qui a créé aussi, selon les endroits, des couches plus ou moins épaisses, dont les textures sont différentes.






Pour faire la plaque de départ, j’ai utilisé un laminoir (notre atelier est vraiment bien équipé). La pâte y est posée entre deux épaisseurs de toile grossière, ce qui donne une texture intéressante, que j’ai essayé de sauvegarder au maximum, au cours du modelage.
Encore des défauts : par exemple, j’aurais dû affiner davantage le haut du cylindre pour obtenir une taille plus fine. Mais malgré les imperfections, ma p’tite dame me plait bien (c’est la petite minute d’autosatisfaction…).
Les journées « cuisson raku » sont toujours très conviviales : pique-nique avec mise en commun de ce que chacun a apporté (dehors en été, dans l’atelier en hiver) ; barbecue (même en hiver, sur un feu de bois à côté du four). A la fin de chaque cuisson, tout le monde se retrouve autour du four pour découvrir le résultat…
*Si vous ne connaissez pas Pinterest, sachez que c’est une formidable source d’inspiration, dans tous les domaines imaginables. Sur la ligne « Rechercher », vous tapez ce que vous cherchez, en français, anglais ou toute autre langue (par exemple « Noël », ou « Christmas » ou « Weihnachten » ; ou « céramique » ou « ceramic »…), et vous trouvez des milliers d’idées, avec le lien vers le site ou le blog d’où vient l’image. Si vous ouvrez un compte (gratuit ; ce que j’ai fait), vous pouvez créer vos propres tableaux et y épingler (« to pin » signifie « épingler » en anglais), ce qui vous plait, et retrouver ainsi en un clic vos coups de coeur, à la fois l’image et le lien. Bien plus simple que d’avoir une liste de « favoris » de 2 km de long, où vous finissez par ne plus vous retrouver (je sais de quoi je parle…).
A suivre…