… ou feuilles « squelettisées »
Les feuilles à la texture résistante se prêtent le mieux à cette opération. Le magnolia est utilisé le plus couramment.
Récoltez des feuilles intactes, sans taches brunes et tenaces.
Mettez-les dans une bassine ou un seau, recouvrez-les entièrement d’eau. Puis armez-vous de patience et oubliez-les dans votre cave, dehors, sur votre balcon… pendant des semaines !
L’eau va devenir trouble (c’est le signe qu’une activité bactérienne est en cours) ; ne la renouvelez surtout pas !
Examinez les feuilles de temps en temps. Quand la partie verte sera décomposée et que seules les nervures restent apparentes, retirez soigneusement une feuille pour tester.
Placez-la sous un robinet d’eau froide; retirez délicatement avec vos doigts la chair du limbe de la feuille. Vous pouvez aussi enfoncer la pointe d’une aiguille à repriser près de la côte centrale à l’extrémité de la tige : si la feuille est suffisamment décomposée, vous devez pouvoir retirer le limbe des nervures.
Lavez alors la feuille sous le robinet jusqu’à ce qu’il ne reste plus que les nervures. Faites sécher le squelette de feuille à plat sur une serviette ou du papier absorbant.
Source : « Ateliers », encyclopédie des arts manuels, parue en 1979…
Je n’ai jamais utilisé que des feuilles vertes de magnolia. L’article de l’encyclopédie dit que les feuilles de chêne, d’érable, de tilleul, de houx, de poirier, de camélia, de laurier conviennent aussi, et que les feuilles tombées ou qui ont commencé à changer de couleur se traitent mieux car le processus est déjà engagé.
Sous mon houx, dans le jardin, il y a des dizaines de feuilles qui se sont squelettisées naturellement, mais ça pique ! et il est difficile de les aplatir (si l’usage qu’on veut en faire le demande). J’ai essayé une année avec des feuilles de noyer, sans succès.
Une méthode pour les pressées, que je n’ai pas essayée :
Dans une vieille casserole (elle sera détériorée par l’opération), préparer une solution de bicarbonate de soude et d’eau (120 g de bicarbonate pour un litre d’eau). Mettez-y les feuilles et faites bouillir jusqu’à ce que le limbe soit pulpeux. A l’aide de pinces, retirez-les et posez-les côte à côte sur un journal ; pendant ce temps, laissez tremper les autres dans la casserole.
Retirez la pulpe du squelette avec la partie épaisse d’une lame de couteau. Rincez à fond et très délicatement à l’eau froide. Faites sécher à plat.
Vous pouvez ensuite décolorer les « squelettes » en les faisant tremper dans de l’eau additionnée d’eau de Javel (1 c. à s. pour 1 L d’eau). Retirez-les avec des pinces quand ils seront de la couleur désirée, et rincez-les à l’eau courante.






































